Cherchant le moyen d’exposer une image avec ses principes originaux, nous sommes passés par différentes phases ; Le premier prototype
aurait été parfait dans une salle d’attente chez un dentiste mais nous a permis d’avoir par la suite une gravure plus détaillée et des calques plus uniformes. La scénette est un objet à part créer pour tester différentes photographies selon la densité des calques.
Elle mesure 70 cm de long par 20 cm de hauteur, avec une épaisseur des plaques d’altuglass de 1,5 cm. La scénette a permis de faire un choix de photographie pour le grand format, qui sera la 3ème: celle de la façade de l’école des Beaux Arts a Lyon. Témoignage d’une architecture des années 1960, ce bâtiment doit être détruit fin 2008.

Invention d’un dispositif optique d’exposition, DŒ, ciblé sur la décomposition en trois parties de l’image et de la lumière qui la constitue.
Il y a donc deux pôles de travail ; l’un portant sur la décomposition de l’image et l’autre sur celle de la lumière. Selon une théorie de la perception, l’image décomposée est gravée sur trois plaques de plexiglas à l’aide de ses couches de niveaux de gris correspondant aux calques de couleur rouge, vert et bleu. Pour la décomposition de la lumière, on adapte un éclairage transversal sur les plaques gravées. A chaque plaque correspond une couleur : le rouge, le vert et le bleu [RVB]. La superposition des trois plaques donne un effet de profondeur et un rendu tridimensionnel du dispositif.
Les trois couleurs sont des couleurs additives et permettent d’obtenir toute la gamme chromatique notamment grâce au noir et blanc. Ici le noir et le blanc est obtenu par l’utilisation de la gravure, créé à partir des niveaux de gris de l’image. La diffusion de la lumière est plus ou moins intense selon l’irrégularité de la gravure. Ceci constitue le système d’éclairage qui est alterné et intensifié par un programme électronique d’une fréquence minimum de 24 images/s. Ce mouvement permet un mélange visuel des couleurs et la recomposition d’une image optique ; l’assemblage recrée ainsi l’image initiale par persistance rétinienne en un point de vue déterminé (centre focal).
Le spectateur devient alors la troisième composante du dispositif, il est le créateur de l’image. A taille humaine, l’image rivalise ainsi avec le phénomène de la perception.